Article: Histoire érotique :Le dernier entretien d'embauche avant les vacances
Histoire érotique :Le dernier entretien d'embauche avant les vacances
Le dernier entretien d'embauche avant les vacances
C'était le 19 juillet. Le dernier jour avant la fermeture estivale de l'agence, et j'aurais dû refuser ce dossier dès le départ. Sandrine, ma collègue, était déjà partie en Bretagne avec ses gosses. Le couloir sentait le café froid et les plantes qu'on avait oublié d'arroser. Et moi, Sophie, 38 ans, chasseuse de têtes depuis douze ans, j'étais encore là à 18h30 à recevoir un candidat pour un poste de directeur commercial que mon client avait mis trois mois à valider.
J'avais passé la journée en jupe noire et chemisier crème. Rien d'extraordinaire. Sauf que ce matin, en m'habillant, j'avais enfilé en dessous le panty dentelle et résille noir ouvert à l'entrejambe que j'avais commandé quelques jours plus tôt sur un coup de tête, à 23h, après une bouteille de blanc entamée seule. Sept euros. Une bêtise. Je l'avais mis ce matin parce que j'en avais envie, parce que personne ne le saurait, parce que c'était le dernier jour et que l'été commençait dans quelques heures.
Mathieu Carre est arrivé à l'heure. Trente-deux ans, épaules larges, une veste de costume trop bien coupée pour son âge, et une façon de serrer la main qui dure une seconde de trop. Pas beau au sens classique. Un nez fort, une cicatrice fine au-dessus du sourcil gauche. Les mains d'un type qui a fait autre chose avant de porter des costumes.
Je lui ai désigné la chaise face à mon bureau. Il s'est assis sans regarder autour de lui, les yeux déjà sur moi.
Ce qui ne devait pas arriver dans un bureau vide
L'entretien a démarré normalement. Parcours, motivations, prétentions salariales. J'écrivais sur mon bloc, je posais les bonnes questions, je souriais aux bons moments. Mais quelque chose ne collait pas dans le rythme habituel. Il répondait avec une précision trop calme, comme s'il prenait son temps exprès, comme s'il savait que j'avais tout mon temps aussi.
Au bout de vingt minutes, j'ai posé mon stylo.
- Vous n'avez pas envie d'être là, a-t-il dit. Pas ce soir.
Ce n'était pas une question. J'aurais dû reprendre le contrôle, relancer sur ses références. Mais il avait raison, et l'agence était vide, et l'air conditionné ronronnait trop fort, et je sentais la dentelle du panty contre ma peau depuis huit heures du matin.
- Ce poste vous intéresse vraiment ? j'ai demandé à la place.
Il a souri. Pas un sourire de candidat. Un sourire d'homme qui comprend qu'on vient de changer de conversation.
- Ça dépend de l'offre, a-t-il dit.
Il s'est levé lentement. Il a contourné le bureau sans se presser, comme s'il avait fait ça cent fois. Moi je n'ai pas bougé. Je tenais mon stylo. Il s'est arrêté juste à ma gauche, debout, et il a regardé mes mains d'abord, puis ma gorge, puis mes yeux. Et quelque chose dans mon ventre a lâché, d'un coup, comme quand on rate une marche dans le noir.
Sa main a effleuré mon épaule, la chaleur de sa paume à travers le tissu du chemisier. Juste ça. Il n'a rien dit.
Je me suis levée.
Ce qui s'est passé après, je l'ai voulu à chaque seconde.
Il sentait quelque chose de chaud et de propre, pas de parfum fort, juste de la peau chaude et une légère odeur de coton propre. Cette odeur-là, je m'en souviendrai longtemps.
Ses mains ont trouvé ma taille avant même que nos bouches se touchent. Fermes, précises. Il ne tâtonnait pas. Ma jupe était remontée d'un centimètre quand son pouce a glissé sur ma hanche, et j'ai senti la dentelle du panty sous ses doigts, cet ouverture qu'il a trouvée presque aussitôt.
- Qu'est-ce que c'est, ça, il a murmuré contre ma tempe.
Pas de réponse de ma part. Je n'en avais plus besoin.
Il m'a retournée doucement, dos à lui, et j'ai posé les deux mains sur mon bureau. Le bois était tiède. Dehors, la rue commençait à se vider. L'agence était silencieuse sauf le ronronnement de l'air conditionné. Et ses lèvres dans mon cou, lentes, qui descendaient vers l'épaule.
Ses doigts ont soulevé ma jupe sur mes hanches. Il a pris le temps de regarder, d'abord. Je le sentais regarder et ça, c'était presque aussi difficile à supporter que le reste.
- Mets les mains derrière toi, il a dit.
J'ai failli rire nerveusement, un petit son qui a failli sortir et que j'ai ravalé. Parce que c'était absurde, parce que c'était mon bureau, parce que j'avais 38 ans et que je savais exactement ce que je faisais. Et quand même j'ai obéi, les deux poignets joints dans son dos, ses doigts qui refermaient dessus avec une pression douce mais sans ambiguïté.
Sa bouche dans ma nuque. Sa bite contre mes fesses à travers le tissu du pantalon. Dure déjà, très dure, et moi qui me retiens de me frotter contre lui parce que je ne veux pas lui donner ça trop vite.
Il a glissé une main entre mes cuisses, depuis l'arrière, et ses doigts ont trouvé l'ouverture du panty dentelle résille noir, l'entrejambe ouvert qui laissait ma chatte accessible sans rien enlever. Un son bref lui a échappé, quelque chose entre la surprise et l'approbation, et j'ai fermé les yeux.
Il était mouillée, je l'étais depuis la moitié de l'entretien, et ses doigts l'ont senti immédiatement. Deux doigts qui écartent, qui explorent. Lents. Trop lents. Je m'appuyais contre lui malgré moi, les hanches qui cherchaient le mouvement.
- Reste tranquille, il a dit. Encore cette voix basse, sans urgence.
Je n'étais plus du tout tranquille.
Il a retiré ses doigts, j'ai failli protester, et puis j'ai entendu la ceinture, le froissement du tissu. Ses mains qui me repositionnaient. L'angle entre mon dos et le bureau. Et quand il est entré en moi, d'un coup, sans préambule supplémentaire, j'ai mordu ma lèvre pour ne pas faire trop de bruit.
Il était là, entier, profond, et je sentais la dentelle du panty toujours en place sur mes hanches comme un cadre autour de ce qui se passait entre nous. La peau de ses cuisses contre l'arrière des miennes. Sa main qui se posait à plat dans mon dos pour me maintenir.
Il a commencé à bouger. Pas doucement du tout.
Et là j'ai ri. Vraiment. Un éclat de rire court, absurde, parce que j'avais renversé mon bloc-notes d'un coup de coude et qu'il avait glissé par terre avec un bruit ridicule, et lui s'est immobilisé une seconde, et on a ri tous les deux dans le silence de l'agence vide, et c'était mieux encore, plus réel, plus chaud.
Il a repris. Plus fort. Ses mains sur mes hanches maintenant, fermes, qui me tiraient contre lui à chaque poussée. Je mouillais autour de sa bite, je le sentais, je nous sentais, et le son de nos deux corps était obscène et parfait dans le bureau silencieux.
Ma chatte le serrait. Involontaire. Il a soufflé quelque chose dans mon dos, pas un mot, juste de l'air chaud. Ses ongles qui creusaient un peu dans mes hanches. Sa queue qui s'enfonçait jusqu'à ce que ma hanche cogne contre le bord du bureau et que ça fasse mal, juste assez.
- Encore, j'ai dit. Juste ce mot-là.
Et il l'a fait. Plus dur. Plus profond. La surface du bureau contre mes paumes, le bois tiède, cette odeur de coton propre et chaud qui venait de lui, qui revenait, qui envahissait tout. Mon souffle en morceaux. Ses reins contre mes fesses. La dentelle du panty qui frottait à chaque va-et-vient, une friction supplémentaire, exactement là où il fallait.
Alors j'avais pensé à enlever les nipples plaqués or 24 carats que j'avais passé la semaine précédente à regarder sur une page sans jamais oser commander. Ce soir, j'aurais pu. Ce soir, j'aurais pu tout oser. Mes tétons frottaient contre le chemisier à chaque seconde, durcis, douloureux de désir, et j'imaginais le métal froid et doré sur eux et ça m'a fait jouir, ou presque, juste à imaginer.
Presque.
Sa main a contourné ma hanche, sa paume à plat sur mon ventre, ses doigts qui descendaient vers mon clitoris toujours à travers la résille noire, et il a frotté, une pression circulaire, pas assez forte, juste assez pour que je perde le peu de contrôle qui me restait.
L'odeur de coton chaud. La chaleur de sa peau dans mon dos. Sa bite qui ne s'arrêtait pas. Et cette pression sur mon clitoris, régulière maintenant, implacable.
J'ai joui sans crier. Un orgasme long, profond, qui partait du ventre et qui remontait jusqu'à la gorge et que j'ai gardé entre les dents, les poings fermés, le visage penché sur le bureau vide.
Il a suivi trente secondes après. Ses hanches qui s'immobilisaient, sa main qui agrippait fort, son souffle contre ma nuque, chaud et rauque.
On est restés comme ça un moment. Sans parler.
Puis il a ramassé mon bloc-notes par terre et l'a posé doucement sur le bureau.
Je ne sais pas si je l'appellerai pour lui dire que mon client a choisi quelqu'un d'autre. Depuis trois jours, je pense encore à cette odeur de coton propre, et à la dentelle noire que j'ai laissée dans le tiroir du bas, pour la prochaine fois que le bureau sera vide et que quelqu'un arrivera en retard.


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