Article: Histoire érotique :Mon médecin m'a dit de me déshabiller lentement
Histoire érotique :Mon médecin m'a dit de me déshabiller lentement
Mon médecin m'a dit de me déshabiller lentement
Je n'aurais pas dû prendre ce rendez-vous un jeudi soir. Le cabinet ferme à dix-neuf heures, la secrétaire était déjà partie, et moi j'étais là, assise sur cette table d'examen recouverte de papier blanc froissé, les jambes qui se balançaient dans le vide comme une gamine. Trente-huit ans, comptable dans une PME de logistique, et j'avais encore peur des médecins. Pas du tout pour les raisons habituelles.
Le docteur Arnaud Moreau avait repris le cabinet de mon ancien généraliste six mois plus tôt. Je l'avais vu une seule fois, pour un certificat médical. Quarante-cinq ans peut-être, les tempes grisonnantes, des lunettes à monture épaisse qu'il portait sur le bout du nez. Pas beau au sens classique. Quelque chose de plus lent que ça, de plus durable. Il prenait son temps pour parler, pour regarder. Je n'avais pas oublié ce regard.
Ce soir-là, j'avais appelé en urgence pour une douleur à l'épaule, vraie douleur, rien d'inventé. Mais quand j'avais entendu sa voix au téléphone, grave et un peu fatiguée, dire qu'il pouvait me recevoir s'il restait après la fermeture, quelque chose s'était installé dans mon ventre. Pas de la culpabilité. Plutôt son contraire.
Le cabinet sentait l'alcool à 70 et le café froid. La lumière du plafond était trop blanche. J'avais mis une robe d'été à boutons, comme si c'était anodin, comme si je ne savais pas exactement ce que je faisais.
La consultation qui change tout
Il est entré sans bruit, a posé son stéthoscope sur le bureau sans me regarder, a lavé ses mains méthodiquement. Puis il s'est retourné. Ses yeux se sont posés sur moi avec cette lenteur que je lui connaissais déjà, et j'ai senti mes joues chauffer.
- L'épaule droite, c'est ça ?
Sa voix. Juste sa voix, et j'étais déjà à moitié perdue.
Il a approché sa chaise, pas la table, sa chaise, et il s'est assis juste devant moi, trop près pour un examen médical, pas assez pour que je puisse en être certaine. Il a posé ses doigts sur mon épaule, cherché le muscle contracté, et j'ai retenu ma respiration. Ses mains étaient larges, sèches, légèrement calleuses au niveau des pouces. Pas des mains de chirurgien. Des mains qui avaient serré des outils dans une autre vie, peut-être.
- Ça fait longtemps ?
- Quelques semaines.
Il a pressé un point précis et j'ai sursauté, pas de douleur, enfin pas seulement. Il a levé les yeux vers moi, les lunettes toujours au bout du nez, et il n'a pas reculé. La distance entre nos visages était absurde. Il devait le savoir.
- Je vais avoir besoin de voir le haut du dos. Vous pouvez vous déshabiller lentement, pour ne pas forcer l'épaule.
La phrase était médicale. Sa façon de la dire ne l'était pas tout à fait. Ou peut-être que si, et que c'était moi qui avais décidé de l'entendre autrement. J'ai commencé à défaire les boutons de ma robe, lentement comme il disait, et je sentais son regard posé sur mes mains sans aucune gêne feinte, sans détourner les yeux comme il aurait dû. J'avais mis dessous le panty dentelle et résille noir ouvert à l'entrejambe de Oh My Gode que j'avais commandé trois semaines avant sans savoir pourquoi, à 7 euros, comme une folie raisonnable. Je le savais en défaisant le troisième bouton. Et lui ne voyait pas encore, mais quelque chose dans mon visage lui disait déjà.
La robe a glissé de mes épaules. Il n'a pas bougé. Ses yeux ont fait le tour de moi sans se presser, et j'ai eu l'impression d'être lue comme un document qu'il connaissait par coeur mais qu'il prenait le temps de relire quand même.
- Tournez-vous.
Je me suis tournée. Ses mains ont repris leur travail dans mon dos, le long de la colonne, et j'ai cessé de prétendre que c'était de la médecine. Ma peau sous ses paumes. La chaleur précise de ses pouces qui remontaient vertèbre par vertèbre. J'ai posé mes mains à plat sur la table d'examen et j'ai fermé les yeux.
Quand il a effleuré le fermoir de mon soutien-gorge, il s'est arrêté une seconde entière. La question était dans cette pause. J'ai répondu en baissant légèrement la tête.
Le fermoir a cédé.
Il n'y a pas eu de bascule dramatique, pas de déclaration. Il a juste posé ses lèvres entre mes omoplates, là où sa paume s'était attardée, et j'ai su que c'était fait. Que la ligne était derrière nous et qu'aucun de nous deux n'avait l'intention de revenir en arrière.
Je me suis retournée vers lui. Ses lunettes avaient glissé et il ne les a pas replacées. Sans elles, son visage était différent, plus vulnérable d'une façon que je n'avais pas anticipée. J'ai trouvé ça terriblement attirant. Il avait les yeux gris, avec quelque chose de presque surpris dedans, comme si lui aussi découvrait ce qu'il avait voulu toute la soirée.
Ma robe était par terre. Il était encore entièrement habillé. Ce déséquilibre m'a traversée comme une décharge.
Ses mains sont revenues sur moi, mais différemment cette fois. Plus lentes encore, mais avec une intention déclarée. Il a fait le tour de ma taille, m'a attirée vers lui sans hâte, et ses doigts ont trouvé la dentelle du panty. Il a baissé les yeux, et j'ai entendu son souffle changer.
- Vous étiez venue pour quoi, exactement ?
Il souriait en disant ça. Un sourire rare, qui transformait tout son visage.
- L'épaule, j'ai dit. L'épaule allait beaucoup mieux.
Il a ri, brièvement, et ce rire bref m'a fait plus d'effet que tout le reste. Quelque chose de réel, de pas calculé. J'ai posé ma main sur sa joue et il s'est laissé faire avec cette même lenteur que j'avais identifiée dès le départ. L'homme prenait son temps. Pour tout.
Il m'a allongée sur la table d'examen. Le papier blanc a froissé sous mon dos et j'ai failli rire aussi, ce bruit absurde, et il a posé sa main sur mon ventre pour me regarder rire, les yeux doux et attentifs, comme si c'était la meilleure chose qu'il avait vue depuis longtemps. Cette seconde ridicule et belle. La table médicale, le papier qui crisse, moi à moitié nue et lui encore en chemise. C'était parfaitement imparfait.
Puis sa bouche a trouvé mon cou, puis mes seins, et le rire s'est transformé en autre chose.
Ses lèvres sur mes tétons m'ont arraché un souffle que je n'ai pas retenu. Je pensais aux nipples plaqués or 24 carats de Mapalé que j'avais regardés sur le site sans oser commander, à 71,95 euros. Ce que ça aurait fait que ses dents se posent sur du métal froid avant de trouver ma peau dessous. La pensée était absurde et elle m'a rendue encore plus humide.
Sa main a glissé le long de mon ventre, sous la dentelle du panty, et il a trouvé l'ouverture à l'entrejambe sans avoir l'air surpris, ce qui m'a donné envie de me noyer dans ce regard gris. Ses doigts ont effleuré ma chatte et j'ai soulevé les hanches d'un réflexe que je n'ai pas contrôlé.
Je mouillais depuis la troisième question médicale. Il le savait maintenant.
Il a pris son temps. C'était presque insupportable. Il explorait sans se presser, apprenait ce qui me faisait fermer les yeux ou ouvrir la bouche, et il ajustait avec cette précision clinique retournée contre moi. Deux doigts enfoncés lentement, pendant que son pouce travaillait mon clitoris en cercles réguliers, et j'ai agrippé le bord de la table des deux mains.
- Vous faites ça avec toutes vos patientes ? j'ai soufflé.
- Seulement celles qui mettent de la dentelle ouverte pour une douleur à l'épaule.
J'ai gémi. De plaisir et d'embarras mêlés.
Il s'est déshabillé enfin, la chemise qu'il a déboutonnée debout devant moi, et j'ai regardé. Pas un corps de magazine, un corps d'homme de quarante-cinq ans qui avait vécu dedans, la peau un peu relâchée sur le ventre, une cicatrice blanche au niveau des côtes, des épaules plus larges que ce que la chemise laissait deviner. Je le voulais pour cette réalité exacte. Pour rien de parfait.
Quand sa bite a trouvé l'entrée de ma chatte, j'avais les jambes passées autour de sa taille et les ongles dans son dos. Il a poussé lentement, jusqu'au fond, et s'est arrêté là une seconde entière, front contre le mien, l'alcool à 70 et le café froid dans l'air autour de nous et sa chaleur en moi, ses mains sur mes hanches, son souffle dans mon cou.
Le papier de la table froissait sous moi à chaque mouvement et ce bruit ridicule, répété, cadencé, est devenu le son de la chose la plus érotique que j'aie vécue depuis des années.
Il baisait lentement, profondément, et je sentais chaque centimètre. Pas violent. Précis. Comme le reste. Ses mains ne me lâchaient pas, il m'ancrait à lui avec une continuité qui me faisait monter plus vite que n'importe quoi de plus brutal.
- Dis-moi ce que tu veux, il a murmuré contre mon oreille, et c'était la première fois qu'il me tutoyait.
Je n'ai pas répondu avec des mots. J'ai juste ramené mes hanches contre les siennes plus fort, et il a compris.
Le rythme a changé. Plus rapide, plus direct. Sa main s'est glissée entre nos corps et son pouce a retrouvé mon clitoris, et j'ai su que c'était fini pour moi, que j'avais trente secondes maximum. Je les ai prises toutes les trente. J'ai joui avec un bruit que je n'essayais plus de contrôler, les cuisses qui tremblaient, le dos qui se cambrait sur le papier froissé, et lui qui continuait, qui ne s'arrêtait pas, jusqu'à ce que son propre souffle se déchire contre mon épaule, celle qui n'avait jamais vraiment fait mal, et qu'il vienne en moi avec un son grave et contenu qui m'a traversée encore une fois.
L'odeur de l'alcool à 70. Ce détail stupide que je n'oublierai plus jamais.
On est restés immobiles un moment, le temps que nos souffles reviennent. Le néon du plafond bourdonnait. Il a ramassé ma robe et me l'a tendue sans un mot, avec le même calme qu'au début. Puis il a remis ses lunettes sur son nez, exactement là où elles étaient, et quand il m'a regardée de nouveau par-dessus la monture épaisse, j'ai compris que je rappellerais pour une douleur à l'épaule, d'une semaine ou deux.
Cette nuit-là, en rentrant, j'ai comandé les nipples dorés. Et j'ai pris un autre rendez-vous.


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