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Image d'une femme dans un environnement intérieur, symbolisant l'intrigue et le désir d'une liaison interdite, évoquant l'histoire de La femme mariée et le livreur — mais avec une vraie psychologie, où le manque de contact physique

Article: Histoire érotique : le livreur tatoué et le panty à 7 €

Écrit par : Élodie S. |

Histoire érotique : le livreur tatoué et le panty à 7 €

La femme mariée et le livreur : ce que j'aurais dû refuser ce mardi-là

Il y a des après-midis où rien ne se passe comme prévu. Julien était parti pour trois jours à Lyon, les enfants chez ma belle-mère jusqu'au lendemain matin. La maison sentait le linge propre et le silence. J'avais commandé un colis la semaine d'avant, de la lingerie, un panty dentelle et résille noir ouvert à l'entrejambe à 7€ que j'avais glissé dans mon panier un soir de vin blanc et d'ennui conjugal. Je l'avais presque oublié.

Le livreur a sonné à 14h37. Je le sais parce que j'ai regardé l'horloge en entendant le bruit, le genre de réflexe idiot qu'on a quand on veut se souvenir d'un moment avant même de savoir qu'il va compter.

Je portais un vieux t-shirt sans soutien-gorge et un jean trop large. Trente-quatre ans, comptable dans un cabinet à mi-temps, les cheveux attachés en torsade approximative. Pas le genre de femme qu'on regarde deux fois dans la rue. Ou du moins c'est ce que je me dis.

J'ai ouvert la porte.

Il avait la trentaine, brun, les avant-bras marqués par un tatouage que je n'ai pas eu le temps de déchiffrer. Pas grand. Pas particulièrement beau. Mais quelque chose dans sa façon de me tendre le colis en disant mon prénom, Clara, avec une intonation qui n'était pas celle des livreurs ordinaires. Comme s'il le connaissait depuis longtemps.

Mon prénom dans la bouche d'un inconnu. C'est tout ce qu'il a fallu.

Ce qui s'est passé dans l'embrasure de la porte

Il a regardé le colis, puis moi, puis la notice collée sur le côté. Le nom de la boutique était visible. Oh My Gode. Pas de chance.

Un sourire. Pas moqueur. Quelque chose de plus discret, presque complice.

- Bonne commande ?

J'aurais dû fermer la porte. Au lieu de ça, j'ai souri aussi.

- Je ne sais pas encore. Je viens de la recevoir.

Il avait une légère asymétrie dans le visage, le sourcil droit légèrement plus bas que le gauche quand il souriait. Ça me plaisait plus que ça n'aurait dû. Il y avait de la sueur sur sa nuque, la chaleur du mois de juin colle aux gens qui travaillent dehors, et cette odeur, la chaleur de peau, pas parfumée, juste humaine et réelle, est entrée dans le couloir avec lui.

Elle est restée longtemps après.

Je ne sais toujours pas lequel de nous deux a bougé en premier. Peut-être moi. Peut-être que j'ai reculé d'un pas dans le couloir et que ça valait une invitation. Il a posé son scanner sur le sol. Il a refermé la porte derrière lui.

Deux secondes d'immobilité. Le genre de silence où on se demande si on va vraiment faire ça.

On l'a fait.

Ses mains sur ma taille, directes, sans hésiter. Les miennes sur sa chemise. On s'est embrassés debout contre le mur du couloir, entre la veste de Julien accrochée au portemanteau et les chaussures des enfants alignées par terre. Le contexte le plus banal et le plus interdit possible. C'est peut-être pour ça que j'avais déjà mouillé avant même qu'il me touche vraiment.

Ce qu'il a fait avec ce panty à sept euros

On a terminé dans la chambre. Pas romantiquement. Il m'a poussée doucement sur le lit, et j'ai ouvert le colis moi-même parce que mes doigts tremblaient et que ça m'occupait les mains. Le panty en dentelle noire ouvert à l'entrejambe était exactement ce que j'avais commandé. Petit. Presque rien. Dentelle et résille superposées, l'entrejambe béant, pensé pour ça.

- Mets-le, il a dit.

Pas une question. Pas un ordre non plus. Juste une voix posée qui savait ce qu'elle voulait.

Je suis allée dans la salle de bain. Je me suis regardée dans le miroir avec ce truc sur moi. Mes hanches un peu larges, les traces laissées par deux grossesses sur le ventre, les seins qui penchent légèrement à droite. Le panty rendait tout ça différent. Pas parfait. Juste délibérément sexuel. L'ouverture sur ma chatte déjà brillante.

Je suis revenue dans la chambre.

Il m'a regardée comme on regarde quelque chose qu'on va prendre. Pas avec brutalité. Avec une certitude calme qui m'a fait quelque chose dans le ventre que je n'avais pas ressenti depuis des années.

Il s'est approché lentement. A passé les doigts sur la dentelle, sur les bords de l'ouverture, sans entrer, juste frôler les lèvres à travers le tissu. Je me suis mordu la lèvre pour ne pas geindre comme une idiote. J'ai quand même gémi.

Il a ri doucement. Pas méchamment. Le genre de rire qui dit je t'ai.

Ses doigts ont glissé à l'intérieur du panty par l'ouverture. Direct sur ma chatte, deux doigts, sans passer par la case effleurements. J'étais tellement mouillée que ça a fait un bruit obscène et j'ai eu envie de mourir de honte et de plaisir en même temps. Il a regardé ses doigts, puis moi.

- Tu mouilles comme ça pour tous les livreurs ?

J'aurais pu dire quelque chose de piquant. J'ai juste dit non. Et c'était vrai.

Il a retiré sa chemise. Le tatouage sur l'avant-bras remontait jusqu'à l'épaule, une figure géométrique que j'allais essayer de déchiffrer plus tard et ne jamais tout à fait comprendre. La peau légèrement bronzée, quelques poils sur la poitrine, pas sculptural, juste un corps d'homme qui avait vécu dedans. Je l'ai trouvé beau exactement comme ça.

Il m'a allongée. A gardé le panty sur moi. Sa bouche a descendu dans mon cou, sur ma clavicule, sur mes seins que mon t-shirt n'habillait plus depuis un moment. Quand sa langue a tourné autour de mon téton, j'ai eu une pensée rapide et stupide pour les nipples plaqués or 24 carats que j'avais vu sur le même site, et j'ai pensé que ça ferait quelque chose à voir sous une bouche comme la sienne.

Pas le moment de faire du shopping.

Sa bouche a continué à descendre. S'est arrêtée sur ma chatte à travers la dentelle. Il a soufflé chaud sur l'ouverture du panty. A attendu. J'ai bougé les hanches vers lui parce que je n'avais plus aucune fierté.

Sa langue a plongé.

Pas doucement. Pas avec les précautions de quelqu'un qui ne sait pas. Long, plat, lent d'abord, puis plus rapide, les lèvres qui sucent, la langue qui revient. Je m'agrippais aux draps de ma chambre conjugale en pensant à rien d'autre qu'à cette bouche-là. Il y a eu un moment où il a mal calculé l'angle et son nez a heurté l'intérieur de ma cuisse, on a tous les deux hésité une demi-seconde, puis il a ajusté et ri contre moi, les vibrations de ce rire contre ma chatte mouillée, et j'ai gémit vraiment fort pour la première fois.

Il s'est relevé. A sorti son portefeuille de sa poche. Préservatif. Le geste le plus pratique et le plus excitant du monde dans ce contexte-là.

Sa bite était épaisse plus que longue, légèrement courbée, et quand il s'est positionné entre mes jambes en écartant le panty sur le côté sans le retirer, j'ai senti exactement ce que j'avais envie de sentir. Il est entré lentement, comme s'il voulait que je mémorise chaque centimètre.

Je l'ai mémorisé.

Il a commencé à me baiser avec un rythme régulier, les mains de chaque côté de mes hanches, les yeux sur moi. Pas fermés, pas perdus dans autre chose. Sur moi. Ce regard pendant qu'il me baisait, c'était presque plus difficile à supporter que le reste. Je ne savais plus quoi faire de mes mains. Je les ai posées sur ses épaules, puis dans son dos, puis j'ai laissé mes ongles s'enfoncer parce que le reste était impossible à contenir.

Il a changé de rythme. Plus profond, moins régulier. Le genre de coups qui demandent à connaître un peu comment fonctionne un corps de femme. Le mien répondait à chaque fois avec un son que je ne contrôlais plus.

L'odeur de sa peau chaude était partout maintenant. Sur moi, dans les draps, dans l'air de la chambre.

Cette odeur-là.

C'est elle que j'ai senti quand j'ai joui. Pas un orgasme propre et cinématographique. Un orgasme qui m'a tordu le ventre et les cuisses et qui m'a arraché quelque chose de la gorge que j'aurais du mal à appeler autrement qu'un cri. Il a continué, pas d'arrêt, pas de question, il savait, et la deuxième vague est arrivée presque immédiatement dessus, différente, plus profonde, celle qui fait trembler les jambes longtemps après.

Il a joui en moi, enfin, dans le préservatif, avec un son court et retenu. Son front contre le mien. Trente secondes de poids de quelqu'un sur soi. Trente secondes où j'avais chaud et où je ne pensais à rien.

Puis il s'est relevé, s'est rhabillé avec la même efficacité tranquille qu'il avait mise à se déshabiller. A ramassé son scanner sur le sol du couloir. A refermé la porte d'entrée doucement.

Je suis restée sur le lit avec le panty de travers, les draps froissés, l'odeur de sa peau sur moi comme quelque chose qu'on ne rend pas. La lingerie que j'avais commandée un soir d'ennui, portée dans les vingt minutes après réception. Si j'avais su, j'aurais aussi commandé les bas en vinyl noir métallisé grande taille et l'ensemble soutien-gorge et culotte porte-jarretelles qui traînaient dans mes favoris depuis des semaines. Peut-être qu'ils auraient mérité une deuxième livraison.

J'ai ouvert Oh My Gode ce soir-là. J'ai ajouté le body noir en résille et dentelle à mon panier. Et le lubrifiant au fruit de la passion parce que certaines commandes méritent d'être anticipées.

Julien rentre après-demain. Le livreur repassera peut-être jamais. Mais moi, je me souviens exactement de l'heure qu'il était quand j'ai ouvert la porte.

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