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Image représentant une femme assise sur un canapé, en lingerie noire, avec un regard pensif, illustrant le thème de La femme mariée et le livreur — mais avec une vraie psychologie dans le contexte d'un récit de désir et de rencontres

Article: Histoire érotique : les bas vinyl sous ma robe

Écrit par : Élodie S. |

Histoire érotique : les bas vinyl sous ma robe

La femme mariée et le livreur : ce mardi où j'ai tout laissé entrer

Thomas est parti tôt ce matin. Un déplacement professionnel, Lyon, trois jours. Il m'a embrassée sur le front sans me réveiller vraiment, et j'ai entendu la porte se fermer dans une sorte de demi-sommeil tiède. Nous sommes mariés depuis sept ans. Je m'appelle Léa, j'ai trente-deux ans, je travaille depuis chez moi comme traductrice. Mes journées se ressemblent : café, écran, silence d'appartement. Je ne me plains pas. Mais certains silences pèsent plus que d'autres.

Ce matin-là, j'avais passé commande la veille sur un site de lingerie. Rien d'extraordinaire, je me disais. Un fantasme de milieu de semaine, le genre d'achat qu'on fait à minuit quand on ne dort pas et qu'on se dit qu'on mérite quelque chose rien que pour soi. J'avais choisi un panty dentelle et résille noir ouvert à l'entrejambe à 7 euros, presque rien, et un ensemble deux pièces, soutien-gorge et culotte porte-jarretelles en noir de chez Mapalé. Quand j'ai validé le panier, je me suis dit que Thomas ne verrait probablement jamais tout ça. Pas par malice. Juste parce que ces choses-là finissent souvent au fond d'un tiroir.

La livraison était prévue entre dix heures et treize heures.

Je m'étais levée, douchée. Et je ne sais pas pourquoi, ce matin précis, avec Thomas absent et le soleil de novembre qui entrait par la baie vitrée en traînant ses genoux, j'ai décidé de les essayer avant même que le colis arrive. J'avais commandé aussi des bas en vinyl noir métallisé grande taille de chez Mapalé, 37,95 euros, et les nipples plaqués or 24 carats de Mapalé, parce que j'avais eu cette idée stupide et magnifique en même temps. Je les ai posés sur mes tétons debout devant le miroir de la salle de bains. Mes seins ne sont pas parfaits, ils ont un peu changé depuis les années lycée, mais ce matin ils étaient beaux avec l'or dessus, je vous le dis.

J'ai enfilé les bas en vinyl. La sensation du matériau contre mes cuisses était froide d'abord, puis ça s'est réchauffé vite. Je me regardais dans le miroir et je pensais à rien de précis. Juste moi. Juste ça.

Le colis est arrivé à onze heures vingt-deux.

Quand la porte s'est ouverte sur lui

J'avais enfilé une robe courte par-dessus, rien dessous sauf ce que vous savez. J'avais retiré les nipples, rangé les bas. Enfin, j'avais mis les bas quand même. Je ne sais pas pourquoi. Une impulsion. La robe tombait juste assez bas pour couvrir le vinyl noir.

Il s'appelait Maxime. Je l'ai su parce qu'il avait son prénom brodé sur la veste orange de la société de livraison. Grand, pas mince du tout, les épaules larges et une façon de tenir le colis qui me rappelait quelqu'un que je n'aurais pas su nommer. Il avait les mains abîmées, des mains qui avaient soulevé des choses lourdes pendant des années. Une petite cicatrice blanche à la base du pouce gauche.

- Léa Moreau ?

- C'est moi.

Il m'a tendu l'écran pour signer, et quand j'ai approché mon doigt du stylet, il a regardé mes jambes. Pas longtemps. Mais assez pour que je sente le bas vinyl dépasser légèrement sous le tissu. Il n'a rien dit. Moi non plus.

Il a posé le colis sur le seuil et je ne sais pas ce qui m'a pris. C'est une de ces questions qu'on ne se pose pas vraiment parce que la réponse ne change rien. J'ai reculé d'un pas dans le couloir et j'ai dit qu'il faisait froid dehors et est-ce qu'il voulait un café avant de reprendre sa tournée. C'était idiot. Il était onze heures du matin. Il avait une camionnette garée en double file.

Il a regardé la rue derrière lui. Puis moi.

- Cinq minutes.

Il a refermé la porte.

On n'a pas bu de café.

Ce qui s'est passé dans les secondes suivantes m'échappe encore dans sa mécanique exacte. Il y avait cette odeur sur lui, sueur propre et quelque chose de métallique, peut-être le froid dehors piégé dans sa veste. Cette odeur allait revenir. Je ne savais pas encore que j'allais la chercher jusqu'au bout.

Il a baissé les yeux sur mes jambes une deuxième fois, et cette fois il a levé la main et effleuré le bord du bas vinyl avec deux doigts seulement. Juste le bout. Juste la lisière.

- C'est dans le colis ?

- Non. C'est une commande de la semaine dernière.

Il a souri. Pas un sourire parfait, une dent légèrement de travers en haut à droite. Et j'ai pensé que c'était pour ça.

Ce qui s'est passé ensuite ne ressemblait à rien de prévu

Ses mains sur mes hanches d'abord. Grandes, chaudes, maladroites une seconde parce qu'il a failli attraper la robe au lieu de mes hanches et on a tous les deux retenu un rire. Ce rire. Il était là, entre nous, et il n'a rien cassé du tout. Au contraire.

Il m'a embrassée dans le couloir, dos contre le mur. Sa bouche avait le goût du café qu'il venait d'avaler quelque part dans sa camionnette. Je mouillais déjà, je le sentais, le panty ouvert à l'entrejambe laissait tout à l'air. Je n'avais rien pour me cacher et je ne voulais pas me cacher.

Ses doigts ont remonté sous la robe. Il a trouvé le vinyl, la dentelle, et puis l'ouverture du panty. Quand il a glissé deux doigts entre mes lèvres, j'ai soufflé fort et fermé les yeux.

- Tu es déjà trempée.

Je n'ai pas répondu. C'était évident.

Il m'a conduite vers le canapé du salon sans me demander si c'était là qu'on allait. C'était là. Il s'est assis et m'a fait asseoir sur lui, face à lui, à califourchon. La robe remontée sur mes cuisses, les bas vinyl brillants dans la lumière de novembre. Il regardait mes seins sous le tissu fin et j'ai pensé aux nipples dorés que j'avais laissés sur la tablette de la salle de bains. Je suis allée les chercher. Il n'a pas posé de question. Il m'a regardée les poser sur mes tétons, l'un après l'autre, et ses yeux ont eu quelque chose qui ressemblait à de la faim.

Il a posé sa bouche sur le bord du gauche, juste autour, sans toucher l'or. Sa langue chaude contre ma peau et le métal froid juste à côté. J'ai gémit sans le décider.

Je voulais sa bite. Je ne savais pas encore à quoi elle ressemblait et je voulais déjà la sentir en moi. C'est une pensée que j'ai eue clairement, en mots, pendant qu'il suçait mon sein. Je voulais sa bite de livreur qui fait des tournées depuis l'aube, avec ses mains abîmées et sa dent de travers.

Je l'ai déboutonné. Il était épais, déjà dur, pas aussi long que Thomas mais plus large. Je l'ai pris dans la main et il a fermé les yeux à son tour. Sa nuque qui tombait légèrement en arrière. Cette vulnérabilité dans un corps aussi grand.

J'ai glissé mon pouce sur le gland et il a lâché un souffle rauque.

Je l'ai pris dans ma bouche. Je n'avais pas prévu de faire ça non plus. Je me suis mise à genoux devant lui sur le tapis du salon et je l'ai sucé lentement, les yeux levés sur lui. Il gardait une main dans mes cheveux, pas pour guider, juste posée là, lourde et chaude. Je sentais son odeur plus forte maintenant, cette sueur propre et le métal froid de la matinée.

- Arrête ou je viens trop vite.

Je me suis relevée.

Je me suis assise sur lui et j'ai écarté le panty ouvert pour le laisser entrer. Lentement. La largeur de sa bite m'a étirée d'une façon que j'avais oubliée ou peut-être que je n'avais pas connue exactement comme ça. Je suis restée immobile une seconde, à l'accueillir. Il avait les deux mains sur mes hanches. Pas pour me contrôler. Juste pour sentir.

Puis j'ai commencé à bouger.

Le vinyl de mes bas faisait un bruit léger contre son pantalon à chaque mouvement. Les nipples dorés brillaient entre nous. Je baisais un homme que je connaissais depuis vingt minutes dans mon salon avec la lumière du matin qui entrait comme si c'était normal. Et c'était étrangement normal. Chaud, concret, réel comme je ne l'avais pas été depuis longtemps.

Il a glissé une main entre nous et son pouce a trouvé mon clitoris sans tâtonner. Ça m'a traversée. J'ai mordu ma lèvre pour ne pas crier et j'ai crié quand même un peu.

Ma chatte le serrait fort. Je le sentais partout.

Il a commencé à me baiser par en-dessous, les hanches qui montaient pour me rencontrer, et j'ai lâché le contrôle du rythme. Il prenait. Je recevais. Le canapé grinçait discrètement. Quelqu'un dehors faisait reculer une voiture. Le monde continuait et ça m'était complètement égal.

La montée est arrivée vite, trop vite, et je l'ai retenue deux secondes parce que je voulais l'avoir encore un peu, cette sensation de basculer sans être tombée. Ses doigts sur mon clitoris. Sa bite dans ma chatte. Son odeur dans mes narines, sueur et métal froid, exactement la même qu'à la porte.

Je suis venue en ondes longues, la tête dans son cou, les ongles dans ses épaules à travers la veste orange qu'il n'avait pas retirée. Il a joui quelques secondes après moi, les mains serrées sur mes hanches, un grognement bref et sincère.

On est restés dans cette position un moment. Sa respiration qui ralentissait contre ma tempe.

Il est reparti dix minutes plus tard. Il avait encore des livraisons. Il a dit merci en prenant son écran, ce qui était probablement la chose la plus absurde et la plus touchante à dire dans ce contexte. J'ai refermé la porte.

J'ai ouvert le colis seule, assise sur le tapis du salon. L'ensemble deux pièces noir soutien-gorge et culotte porte-jarretelles de Mapalé était plié dans du papier de soie. Et le body noir en résille et dentelle, 60,95 euros, que j'avais ajouté au dernier moment sans me souvenir exactement pourquoi. Je l'ai tenu contre moi. J'avais encore l'odeur de Maxime dans les cheveux et les nipples plaqués or dans la paume. Thomas rentrait dans trois jours. J'ai ouvert le body et pensé que je pourrais peut-être commander un lubrifiant à base d'eau naturel fruit de la passion pour ce soir-là. Pour lui. Pour moi. Pour personne en particulier.

Certains silences, finalement, ne pèsent plus autant après.

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