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Image d'une femme mariée dans un contexte psychologique intense avec un livreur, illustrant l'histoire de Léa qui explore sa sensualité et de nouvelles expériences pendant l'absence de son mari, reflet du thème central "La femme mariée

Article: Histoire érotique : « Mets-les », dit le livreur

Écrit par : Élodie S. |

Histoire érotique : « Mets-les », dit le livreur

La femme mariée et le livreur : quand la porte s'ouvre sur ce qu'on n'attendait pas

Clément est parti ce matin-là avec sa valise et son air distrait, et moi je suis restée en robe de chambre à regarder le café refroidir. Huit ans de mariage. Pas de catastrophe, pas de trahison. Juste cette fadeur qui s'installe lentement, comme une moisissure douce. Je m'appelle Lucie, j'ai trente-quatre ans, je suis comptable dans un cabinet d'expertise, et j'avais commandé de la lingerie sur internet à deux heures du matin, un mardi, parce que je ne savais plus comment me regarder dans un miroir sans me sentir disparaître.

La commande était arrivée la veille dans mon historique de suivi. En route. Livraison prévue entre 9h et 13h. J'avais commandé plusieurs choses, dont un panty dentelle et résille noir ouvert à l'entrejambe à 7,00€, presque rien, et pourtant j'avais eu honte d'appuyer sur "valider la commande" comme si quelqu'un pouvait voir. J'avais aussi choisi un ensemble 2 pièces noir, soutien gorge et culotte porte-jarretelles à 57,95€ et des nipples plaqués or 24 carats à 71,95€ que j'avais regardés pendant vingt minutes avant de les mettre dans le panier, sans vraiment comprendre pour qui.

Ce matin-là, Clément parti, je me suis douchée lentement. Je me suis regardée pour de vrai. Les hanches un peu plus larges qu'à vingt-cinq ans. Un ventre de femme qui a vécu. Des seins qui tiennent encore bien mais ne défient plus la gravité. J'ai mis le colis dans un coin de ma tête et j'ai commencé à travailler sur mon ordinateur portable, en pyjama, avec l'odeur de café froid qui traînait dans l'appartement.

L'interphone a sonné à 10h47.

La porte, le carton, et quelque chose que je n'aurais pas dû laisser entrer

Je me suis levée sans réfléchir. J'avais encore mon pyjama, les cheveux à moitié séchés, pas de soutien-gorge. Le genre de tenue dans laquelle on ouvre la porte à son boulanger le dimanche et à personne d'autre. J'ai buzzé, ouvert la porte du palier, et je l'ai vu arriver avec son grand carton sous le bras.

La trentaine. Pas beau comme dans les films. Beau autrement. Grand, les épaules larges mais un peu voûtées, comme quelqu'un qui a porté trop de choses trop longtemps. Une barbe de trois jours inégale, plus fournie sur le menton que sur les joues. Des mains énormes autour du carton. Il m'a regardée avec des yeux noisette tranquilles, pas insistants, juste présents.

- Madame Lefranc ?

- C'est moi.

Il a posé le carton contre le chambranle pour me faire signer sur sa tablette. Je me suis penchée pour signer, et j'ai senti son odeur. Propre. Un peu de sueur de travail mais pas désagréable, quelque chose de chaud et de physique qui m'a traversée comme un courant. Je me suis redressée trop vite et j'ai failli renverser la tablette. Il l'a rattrapée d'une main, et pendant une seconde nos doigts se sont frôlés.

Rien. Un demi-seconde de contact. Pas grand chose.

Sauf que mon coeur a eu un sursaut idiot et que je ne savais plus quoi faire de mes mains.

- Je peux poser ça à l'intérieur ? C'est lourd.

J'aurais dû dire non. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Peut-être le café froid, peut-être les huit ans de mariage, peut-être les nipples plaqués or que personne n'avait encore regardés.

- Entrez.

Il a posé le carton sur la table du salon. S'est redressé. A regardé l'appartement d'une façon neutre, professionnelle. Et puis il m'a regardée moi, une fraction de seconde de trop, et je l'ai senti. Pas d'ambiguïté tapageuse. Juste une reconnaissance. Un homme qui regarde une femme et qui le sait.

J'ai dit merci. Il n'a pas bougé tout de suite. Et moi non plus.

Ce qu'on fait quand on s'est oubliée trop longtemps

Je ne sais pas laquelle de nous deux a bougé en premier. Peut-être moi. Peut-être lui. Ce qui s'est passé ensuite n'était pas romantique au sens propre. C'était urgent et maladroit et réel. Il s'appelait Marco. Il me l'a dit entre le moment où j'ai posé ma main sur son avant-bras et le moment où nos bouches se sont trouvées, et ce prénom m'a semblé parfait dans sa banalité.

Il embrassait avec ses grandes mains sur mes joues, pas sur mes hanches comme Clément depuis des années. Sur mon visage. Comme s'il voulait regarder en même temps. Ça m'a déstabilisée. J'ai ri nerveusement, un petit rire stupide sorti de nulle part, et il a ri aussi, et pendant deux secondes on s'est regardés comme des idiots et c'était le moment le plus vrai de toute cette matinée.

Puis il m'a embrassée dans le cou et le rire a disparu d'un coup.

Il fleurait la chaleur de travail, ce mélange de tissu chaud et de peau propre qui depuis est devenu le détail que je revois en fermant les yeux. Cette odeur-là. Pas de parfum, rien de sophistiqué. Juste lui, présent, concret, réel contre moi.

J'ai ouvert le carton moi-même, là, devant lui. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Les mains un peu tremblantes, j'ai sorti le panty de dentelle et résille noir, l'ensemble deux pièces dans son sachet, les nipples dorés dans leur petite boîte. Il regardait sans un mot. J'ai dit :

- J'avais commandé ça pour personne.

Il a pris la petite boîte de nipples, l'a ouverte, a regardé les rondelles dorées dans sa paume. Puis il m'a regardée.

- Mets-les.

Je suis allée dans la chambre. J'ai enfilé l'ensemble deux pièces, le soutien-gorge qui poussait ma poitrine vers le haut sans la couvrir vraiment, la culotte porte-jarretelles qui soulignait le bas de mon ventre. J'ai mis les nipples plaqués or sur mes tétons nus qui pointaient déjà. La pression froide du métal, puis la chaleur qui revient. J'ai mis le panty de résille par-dessus. Ouvert à l'entrejambe. Je me sentais obscène et magnifique en même temps, ce mélange que je n'avais pas connu depuis des années.

Je suis revenue dans le salon. Il était assis sur le bord de la table, les bras croisés, et quand il m'a vue il a décroché ses bras lentement. Ses yeux ont fait le chemin de haut en bas une seule fois, sans hâte.

On a rejoint la chambre sans se parler. Il a gardé sa chemise longtemps, je ne sais pas pourquoi, et ça me rendait folle, ce décalage entre lui habillé et moi presque nue. J'ai glissé mes mains sous le tissu et j'ai senti son ventre, pas plat, un ventre d'homme qui mange et travaille, avec une ligne de poils qui descendait sous sa ceinture et que j'ai suivie des doigts jusqu'au bout.

Sa bite était déjà dure quand je l'ai prise en main. Épaisse, chaude, avec cette texture tendue qui m'a fait fermer les yeux un instant. Je me suis agenouillée. Pas parce qu'il m'y avait poussée. Parce que j'en avais envie, parce que ça faisait partie de quelque chose que je voulais reprendre, ce plaisir d'avoir un homme dans la bouche et de sentir sa respiration changer.

Il a posé une main dans mes cheveux. Pas brutale, juste là, lourde et présente. Je l'ai sucé lentement d'abord, la langue sur le gland, les lèvres qui glissent. Puis plus profond. Il a soufflé quelque chose en espagnol que je n'ai pas compris mais dont le sens était clair.

Quand il m'a relevée par les épaules et posée sur le lit, j'ai senti le tissu de résille de mon panty entre ses doigts. Il a glissé la main par l'ouverture de l'entrejambe directement contre ma chatte et j'ai retenu mon souffle. J'étais trempée. Évidence crue que même moi j'aurais pu nier deux heures plus tôt.

- Tu mouilles beaucoup, il a dit. Juste ça. Sans jugement, comme un fait.

J'ai failli m'excuser, réflexe idiot, mais sa bouche était déjà sur mon ventre et ses doigts à l'intérieur de moi et l'excuse est restée coincée en chemin.

Il avait les mains d'un homme qui sait se servir de ses mains. Il m'a ouverte lentement avec deux doigts, les a retournés contre ma paroi interne jusqu'à trouver l'endroit exact, et j'ai mordu l'oreiller. Pas gracieusement. Vraiment mordu. Il a ri, ce même rire bas qu'au début, et ça m'a encore retournée.

Je lui ai mis un préservatif moi-même, les mains maladroites parce que tremblantes. Il a attendu, sans me presser. Quand il est entré en moi c'était lent, très lent, comme s'il voulait que je sente chaque centimètre. J'avais les yeux ouverts. Je ne voulais pas les fermer. Je voulais voir son visage pendant ce moment-là, ses sourcils légèrement froncés, sa mâchoire serrée.

Il a commencé à bouger et le monde a rétréci à la dimension de ce lit. Les nipples dorés sur mes seins brillaient dans la lumière du matin. Il les a regardés en me baisant, les a effleurés du pouce et la pression froide du métal contre mes tétons déjà sensibles m'a arrachée à moi-même. Je me suis entendue gémir d'une façon que je ne reconnaissais pas.

Plus fort. Ses hanches contre les miennes, le bruit de nos peaux, son poids sur moi qui m'ancrait au matelas. J'ai agrippé ses épaules, ses muscles se contractant sous mes paumes. Il allait plus vite et je montais avec lui, cette tension qui irradie du bas-ventre vers la nuque, qui serre les cuisses et coupe la respiration.

L'odeur de sa peau chaude est revenue, forte, cette signature olfactive qui était maintenant inséparable de ce que mon corps faisait. Et puis j'ai joui. Vraiment joui. Pas l'orgasme poli que j'avais appris à simuler ni même à réduire. Quelque chose de long et de souverain qui m'a pliée en deux, les ongles dans son dos, la bouche contre son épaule. Il a suivi peu après, le souffle brisé, le front contre le mien.

On est restés immobiles une minute. Peut-être deux. Dehors un scooter passait. L'appartement sentait le café froid et lui.

Il est parti vingt minutes plus tard. On n'a pas échangé de numéros. Je ne sais pas si c'était de la sagesse ou de la lâcheté. Après qu'il eut fermé la porte, je me suis regardée dans le miroir de la chambre, en ensemble porte-jarretelles avec les nipples encore sur les seins, les cheveux défaits. Et pour la première fois depuis longtemps je me suis reconnue. Ça ne résout rien, je le sais. Mais parfois ce n'est pas une solution qu'on cherche. C'est juste se rappeler qu'on existe.

Si vous voulez retrouver ce que j'avais commandé ce soir-là, il y a le panty dentelle et résille noir ouvert à l'entrejambe à 7,00€, l'ensemble 2 pièces noir soutien gorge et culotte porte-jarretelles à 57,95€, et les nipples plaqués or 24 carats à 71,95€. Pour les bas en vinyl noir métallisé grande taille à 37,95€ que je n'ai pas encore portés, il faudra une autre histoire. Une autre porte. Un autre mardi.

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