Passer au contenu

Panier

Votre panier est vide

Inscrivez-vous à la Newsletters

Rejoignez nous et recevez -10% sur votre 1ère commande
Image d'une femme en peignoir attendant la livraison d'un colis de lingerie, illustrant le récit La femme mariée et le livreur — mais avec une vraie psychologie qui explore la redécouverte de soi et les désirs inavoués

Article: Histoire érotique : j'ai ouvert la porte en lingerie

Écrit par : Élodie S. |

Histoire érotique : j'ai ouvert la porte en lingerie

La femme mariée et le livreur : ce que je n'aurais jamais dû ouvrir

Thomas est parti en déplacement le dimanche soir. Il reviendra jeudi. Entre les deux, il y a moi, l'appartement vide qui sent encore son after-shave, et une commande de lingerie que j'avais passée il y a dix jours en me disant que c'était pour nous deux. Pour lui faire une surprise. Sauf que là, debout dans ma cuisine à huit heures du matin avec un café tiède dans les mains, je sais très bien que cette commande je l'avais passée pour moi. Pour sentir quelque chose.

Je m'appelle Claire. J'ai trente-deux ans, je suis comptable dans un cabinet que personne ne trouve glamour, et je suis mariée depuis quatre ans à un homme bien qui voyage souvent. On s'aime, je crois. Mais on ne se touche plus vraiment. Pas de crise, pas de dispute. Juste ce silence lent qui s'installe entre deux peaux qui ne cherchent plus à se trouver dans le noir.

La sonnette a retenti à neuf heures moins dix.

Je n'étais pas présentable. Vieux short en coton, t-shirt lavé mille fois, cheveux retenus par un élastique de boucher. J'ai pensé à enfiler quelque chose. Je ne l'ai pas fait.

Le livreur était grand. Trente ans peut-être, peut-être moins. Il avait les épaules trop larges pour sa veste de travail et une cicatrice fine au-dessus du sourcil gauche, le genre de détail qu'on remarque trop vite et qu'on n'oublie pas. Il portait le colis avec les deux mains comme si ça pesait plus que ça ne pesait vraiment.

- Claire Morin ?

- C'est moi.

Sa voix était plate, professionnelle. Mais ses yeux ont glissé une demi-seconde sur l'étiquette de la boîte, puis sur moi, et j'ai vu exactement le moment où il a compris ce qu'il livrait. Les lettres de la boutique étaient imprimées en petit sur le côté. Oh My Gode. Pas besoin de traduction.

Il n'a rien dit. Il m'a tendu le colis et le stylet pour signer. Nos doigts ne se sont pas touchés. Mais il ne partait pas. Il regardait quelque chose derrière moi, ou peut-être rien du tout, juste un prétexte pour rester deux secondes de plus sur le palier.

- Vous voulez un café ?

Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. Si, je le sais.

Ce qui se passe quand on ouvre la porte deux fois

Il s'appelait Romain. Il avait vingt-neuf ans et il finissait sa tournée à onze heures. Il buvait son café debout, appuyé contre le plan de travail, et il regardait la boîte que j'avais posée sur la table sans l'ouvrir. Il y avait quelque chose de presque drôle dans la situation, deux adultes dans une cuisine un lundi matin avec une boîte de lingerie érotique entre eux comme un aveu muet.

- Vous allez pas l'ouvrir ?

Son ton était neutre. Curieux, pas vulgaire. Et c'est exactement ça qui m'a eue.

J'ai ouvert la boîte. Le panty en dentelle et résille noir ouvert à l'entrejambe était là, plié dans du papier de soie. À côté, l'ensemble deux pièces noir avec soutien-gorge et culotte porte-jarretelles que j'avais commandé en me disant que ça ne sortirait probablement jamais du tiroir. Et les nipples plaqués or 24 carats que j'avais ajoutés au panier à deux heures du matin, légèrement ivre de vin rouge et de solitude.

Il a regardé ça sans bouger. Puis il a levé les yeux vers moi.

La chaleur est montée dans ma gorge avant même que je comprenne ce que je faisais. Je lui ai dit d'attendre. Je suis allée dans la chambre. J'ai fermé la porte, pas à clé, et j'ai enfilé le panty et le soutien-gorge porte-jarretelles avec des mains qui tremblaient légèrement. J'ai accroché les bas en vinyl noir métallisé aux jarretières, une agrafe qui a sauté, un juron étouffé, et ce petit moment de maladresse m'a fait rire toute seule dans ma chambre conjugale avec la photo de mariage sur la commode. J'ai ri franchement, les dents dans le poing, et ça m'a soulagée d'une tension que je ne savais pas que je portais.

Quand j'ai ouvert la porte, il était toujours là, dans le couloir cette fois, à un mètre de moi. Sa veste de travail avait disparu. Il avait les bras croisés et il me regardait avec une attention qui n'avait plus rien de professionnel.

La résille noire sur ma peau blanche, les jarretières qui tiraient légèrement sur mes cuisses, le vinyl qui luisait faiblement dans la lumière de couloir. Je n'avais pas un corps de magazine. J'avais mes hanches, mon ventre pas plat, ma peau ordinaire. Et lui me regardait comme si ça lui était complètement égal, ce qui était la chose la plus excitante qu'on m'ait faite depuis longtemps.

Il a avancé d'un pas. Sa main s'est posée à plat sur ma hanche, par-dessus la dentelle, sans presser, juste poser. Sentir.

- Tu veux que je reste ?

- Je veux que tu refermes la porte d'entrée.

Il l'a refermée.

Ses mains étaient chaudes et maladroites la première seconde, il cherchait les agrafes du soutien-gorge et il a tâtonné, ce qui m'a fait sourire contre son épaule. Il sentait la laine et quelque chose de légèrement sucré, un déodorant bon marché, et cette odeur-là m'a traversée comme un courant. Simple. Réelle. Pas le parfum de Thomas, pas son rituel du soir. Quelque chose d'autre, d'inconnu, et c'est cet inconnu-là qui mouillait déjà le tissu fin du panty contre ma chatte.

Il a trouvé les agrafes. Il a glissé les bretelles sur mes épaules avec une lenteur qui était presque de la déférence. Ses pouces ont effleuré mes seins, et j'ai retenu ma respiration. Il a senti ça, il s'est arrêté une fraction de seconde, puis il a penché la tête et pris mon téton dans sa bouche.

Je me suis accrochée à ses épaules. Ma nuque en arrière, les yeux fermés, le plafond de ma cuisine quelque part au-dessus de moi. Sa bouche était avide, pas brutale, avec juste assez de dents pour me faire serrer les cuisses. J'ai pensé aux nipples dorés dans la boîte. J'ai pensé que j'aurais pu les poser là maintenant, que ça aurait été magnifique sur ma peau, et j'ai décidé que je les mettrai ce soir, seule, après. Ce serait pour moi.

Il m'a portée jusqu'au canapé, ce qui n'était pas gracieux, mes jambes qui cherchaient à s'enrouler autour de lui et ses mains qui glissaient sur le vinyl des bas. Le canapé est trop petit. Mon coude a heurté l'accoudoir, il a grogné un "pardon" à moitié étouffé contre mon cou, et quelque chose dans ce "pardon" m'a désarmée complètement.

Ses doigts ont trouvé l'ouverture du panty, cette fente dans la dentelle qui donnait accès à ma chatte sans rien retirer, et le contact de ses doigts là, directement sur ma peau mouillée, m'a arraché un son que je ne m'attendais pas à faire. Long, haut, presque embarrassant. Il a souri contre mon oreille. Pas narquois. Satisfait.

Ses doigts travaillaient lentement, trop lentement, en explorant sans se presser pendant que son pouce frottait mon clitoris par cercles patients. Je me suis retrouvée à bouger contre sa main, à chercher le rythme qu'il refusait de m'accorder tout de suite. Ma chatte inondait le panty, je le sentais glisser de moi, et je m'en foutais absolument.

- S'il te plaît.

Je n'avais pas prévu de dire ça.

Il a sorti sa bite et elle était épaisse, pas extraordinaire, simplement là et dure et exactement ce dont j'avais besoin. Le lubrifiant naturel fruit de la passion était dans le tiroir de la commode dans la chambre et j'ai failli aller le chercher mais j'étais assez mouillée comme ça, assez depuis longtemps.

Il a guidé sa queue contre moi, doucement d'abord, le gland qui poussait contre l'ouverture pendant que ses mains tenaient mes hanches à travers la dentelle noire. Puis il a poussé, lentement, et j'ai dû me mordre la joue pour ne pas crier trop fort dans cet appartement avec ses murs minces.

Il me baisait sur mon canapé avec le panty encore sur moi, les jarretières qui tiraient sur les bas en vinyl, les lattes qui grincaient sous nous, et c'était parfaitement imparfait. Sa respiration dans mon cou, rauque, qui s'accélérait. Mes ongles dans son dos. Ma chatte qui se contractait autour de sa bite chaque fois qu'il s'enfonçait jusqu'à la garde, et cette sensation de plénitude que je n'avais pas eue depuis si longtemps que j'avais presque oublié à quoi ça ressemblait.

Il a glissé sa main entre nous pour frotter mon clitoris pendant qu'il me baisait, et c'est là que tout s'est défait d'un coup.

Je suis venue en silence, ou presque, un son plat et étranglé qui montait du ventre, les cuisses serrées autour de lui, le dos arqué au-dessus du canapé. Il a suivi trente secondes après, en se répandant en moi avec un grognement bref, les mains crispées sur mes hanches à travers la dentelle.

L'odeur de son déodorant bon marché.

C'est ce détail-là qui est resté quand tout le reste est retombé. Pas le vinyl, pas la lingerie, pas sa bite ni ses mains. Cette odeur simple et bon marché contre mon cou, ce truc quotidien et banal sur la peau d'un inconnu, qui avait réveillé quelque chose que je croyais simplement endormi. Il est parti vingt minutes plus tard, sa veste de livreur sous le bras. Il a souri sur le palier. Pas de numéro échangé. Pas besoin.

Ce soir-là, j'ai posé les nipples plaqués or sur mes tétons devant le miroir de la salle de bain, les mains encore légèrement tremblantes. J'ai regardé la femme dans le reflet. Les bas en vinyl encore aux jambes, le panty froissé sur les hanches, le soutien-gorge porte-jarretelles sur le carrelage. J'ai refermé la lumière et je me suis couchée du côté de Thomas, dans ses draps qui sentaient encore lui, et j'ai dormi mieux que je ne l'avais fait depuis des mois.

Je ne sais pas ce que ça dit de moi. Probablement quelque chose que je ne suis pas encore prête à finir de formuler. Mais la boîte est toujours là, sur la commode. Et il reste encore deux jours avant jeudi.

Laisser un commentaire

Ce site est protégé par hCaptcha, et la Politique de confidentialité et les Conditions de service de hCaptcha s’appliquent.

Tous les commentaires sont modérés avant d'être publiés.

FAQ

Histoire érotique : j'ai ouvert la porte en lingerie