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Histoire érotique :J'ai signé le contrat. Puis j'ai signé autre chose.

Article: Histoire érotique :J'ai signé le contrat. Puis j'ai signé autre chose.

Écrit par : Élodie S. |

Histoire érotique :J'ai signé le contrat. Puis j'ai signé autre chose.

J'ai signé le contrat. Puis j'ai signé autre chose.

Je travaille pour une boîte d'audit depuis onze ans. Je connais les pauses café, les réunions en visio où personne n'allume sa caméra, et les après-midi de vendredi où le bureau se vide avant dix-sept heures. Je connais aussi Lucas Maret, notre nouveau client, depuis exactement six semaines. Assez longtemps pour savoir qu'il porte toujours des chemises froissées au col, qu'il boit son café sans sucre et qu'il a une façon de poser les mains à plat sur la table quand il réfléchit qui me dérange depuis la première réunion.

Ce soir-là, on devait finir les dernières pages du contrat de cession. Les autres étaient partis. Il restait lui, moi, une salle de réunion qui sentait le café froid et les stores à moitié fermés. La lumière du couloir filtrait sous la porte. Rien de prévu. Rien de planifié. C'est toujours comme ça que ça commence, et c'est toujours après que je me dis que j'aurais dû voir venir.

Je m'appelle Claire. J'ai trente-neuf ans, les hanches larges depuis ma grossesse et une veine qui se gonfle sous mon œil quand je suis fatiguée. Ce soir-là, j'étais fatiguée.

Ce que personne ne signe dans les contrats

Il avait posé son stylo et regardait le document sans le lire vraiment. Je le voyais faire depuis une heure. Je connaissais ce regard-là, chez quelqu'un qui attend autre chose mais qui ne sait pas encore si l'autre est prêt.

Je ne suis pas du genre à faire le premier pas. Enfin, c'est ce que je crois jusqu'au moment où je le fais.

- Vous avez une question sur la clause 7 ou vous fixez juste le papier ?

Il a levé les yeux. Pas surpris. Presque soulagé.

- Je fixe juste le papier.

Il avait une bouche large, pas jolie au sens classique du terme. Des lèvres qui gardaient quelque chose, une tension, comme s'il mâchait un mot depuis un moment. Il était plus vieux que moi d'environ cinq ans, avec les tempes grisonnantes et l'habitude des gens qui ont appris à attendre sans s'impatienter. Quarante-quatre ans, peut-être. Une légère asymétrie dans le visage, l'œil gauche légèrement plus bas que le droit. C'est ce détail-là qui m'avait accrochée au premier rendez-vous, trois semaines avant.

Je me suis levée pour récupérer le dernier avenant sur l'imprimante, au fond de la salle. J'ai senti son regard dans mon dos, pas sur mes fesses exactement, plutôt sur ma nuque, comme une pression légère. J'ai pris mon temps. Je suis revenue. J'ai posé les pages sur la table et je me suis penchée pour annoter quelque chose plutôt que de m'asseoir, et c'est là qu'il s'est penché aussi, pas vers le document, vers moi, et qu'il a dit, très bas :

- Claire.

Un seul mot. Mon prénom sans rien derrière. Il n'avait pas eu besoin d'autre chose.

Je me suis redressée lentement. Il était debout maintenant, juste de l'autre côté de l'angle de la table, à cinquante centimètres. Il sentait le coton chaud et quelque chose de légèrement amer, du café, de la transpiration de fin de journée, rien de parfumé. Cette odeur-là. Je l'ai identifiée comme le truc précis qui allait me faire perdre la tête, et je l'ai noté mentalement, et je n'ai rien fait pour reculer.

La salle de réunion, la lumière basse, et ce qu'on ne mettra jamais dans un compte rendu

Sa main s'est posée sur ma taille. Pas sur ma hanche, sur ma taille, juste au-dessus de la ceinture, avec cette légère maladresse de quelqu'un qui hésite encore à la dernière seconde. J'ai posé ma main sur la sienne pour qu'il ne recule pas. Et voilà. C'était fait.

On s'est embrassés contre la fenêtre, entre les stores et le radiateur. Sa bouche avait exactement la texture que j'avais imaginée, ferme, un peu sèche d'abord, puis qui cède. Il embrassait lentement, sans précipitation, comme quelqu'un qui a le temps, et ça m'a mis hors de moi parce que moi je n'avais plus le temps depuis un bon moment.

Ses mains sont allées dans mes cheveux, trop fort, un peu, il a tiré légèrement et ma tête a basculé en arrière et j'ai senti ses lèvres descendre sur ma gorge. La chaleur. La pression de ses dents, juste. J'avais une main à plat sur sa chemise, le tissu froissé sous mes doigts, et je sentais son cœur battre assez vite pour que ce ne soit plus du tout de la retenue professionnelle.

Il a défait ma veste, lentement, en gardant les yeux sur moi. J'ai déboutonné sa chemise. Pas proprement. Deux boutons ont résisté et on a tous les deux retenu un sourire, le genre de moment qui dégonfle la tension d'un coup, et j'ai eu envie de rire, et j'ai ri, et lui aussi, un son bref, et après ça le désir est revenu encore plus dense.

Sa poitrine était large, légèrement velue, avec une petite cicatrice en bas à gauche, une ligne blanche que j'ai touchée du bout du doigt sans demander d'où elle venait. Il a posé sa main sur la mienne, pas pour l'arrêter, pour la garder là.

Je mouillais depuis que j'avais entendu mon prénom dans sa bouche, vingt minutes avant. Mon corps avait déjà pris la décision sans me consulter.

Il a remonté ma jupe avec ses deux mains, les paumes chaudes sur mes cuisses nues, et quand ses doigts ont trouvé la dentelle de mon slip il a soufflé lentement, comme si c'était lui qui avait attendu le plus longtemps. Il l'a écarté sans l'enlever. Un doigt, d'abord, qui a glissé le long de ma chatte, juste pour voir, juste pour sentir comme j'étais trempée, et j'ai fermé les yeux parce que ce contact précis, ce premier contact après des semaines de regards dans des salles de réunion, m'a traversée comme une décharge.

- Merde, a-t-il dit. Très bas. Pas d'autre commentaire.

Il a introduit deux doigts en moi lentement, avec cette même absence de précipitation qui m'énervait et me ravageait en même temps. Son pouce a cherché mon clitoris et l'a trouvé, et j'ai posé le front contre son épaule et j'ai serré les dents pour ne pas gémir trop fort parce que la porte de la salle de réunion n'était pas verrouillée à clé.

Je me suis souvenue d'un truc alors, chez moi, dans le tiroir de ma table de nuit, un vibrateur violet que j'avais commandé deux mois avant sans vraiment de raison précise, le Armony Flamingo Multiposition Violet à 37,99 euros, ses courbes souples et ses multiples positions qui m'avaient convaincue en trois minutes sur le site. Je l'avais utilisé seule, tard, quand je n'arrivais pas à dormir. Mais ce que faisaient les mains de Lucas ce soir-là dépassait tout ce que j'avais pu m'imaginer avec.

Je l'ai poussé doucement vers le fauteuil de direction au bout de la table. Il s'est assis. Je me suis agenouillée entre ses jambes, j'ai ouvert sa ceinture et je l'ai sorti de son pantalon. Sa bite était déjà dure, épaisse, avec cette légère courbure vers le haut que j'avais à peine le temps de remarquer avant de la prendre dans ma bouche.

Il a mis une main dans mes cheveux, pas pour guider, juste pour sentir. Je l'ai sucé lentement, la langue à plat sous le gland, puis plus profond, et j'entendais sa respiration changer, s'accélérer, perdre ce calme qu'il maintenait depuis le début. Ça m'a donné du pouvoir. Ça m'a donné envie de le démolir complètement.

Il a murmuré mon prénom encore une fois, différemment. Pas comme une question cette fois. Comme quelqu'un qui confirme quelque chose.

Il m'a relevée, a retourné la situation en quelques secondes, m'a mise dos à lui, penchée sur la table, les mains à plat sur les documents qu'on avait passé la soirée à rédiger. Il a écarté ma jupe et a glissé en moi par-derrière, lentement, un centimètre à la fois, et j'ai senti ma chatte s'étirer autour de lui et j'ai soufflé fort et retenu un gémissement contre mon avant-bras.

On a commencé doucement, puis ça a changé. Ses hanches contre les miennes, le bruit de nos peaux, la table qui grinçait légèrement. Sa main est venue se poser sur ma hanche osseuse, la mauvaise, celle qui me fait parfois mal le matin, et ça m'a fait un choc de plaisir étrange qu'il la touche là, cette partie-là.

- Plus fort, j'ai dit. Ma propre voix m'a surprise.

Il a obéi.

Je mouillais sur lui, je l'entendais, je sentais mon foutre à nous deux couler lentement sur l'intérieur de mes cuisses et cette sensation-là, cette chaleur précise et un peu indécente, m'a fait fermer les yeux et me concentrer uniquement sur ce qui se passait entre nos deux corps dans cette salle trop éclairée.

Sa main a quitté ma hanche pour descendre devant moi et trouver mon clitoris pendant qu'il me baisait, et c'est là que j'ai perdu le contrôle. Deux points de contact simultanés, sa bite en moi et ses doigts dehors, et j'ai senti la vague monter très vite, trop vite pour que je fasse quoi que ce soit d'autre que serrer les paupières et le laisser arriver.

Ce qui reste après qu'on a tout signé

Cette odeur de café froid et de lui, chaude et amère ensemble, était revenue à ce moment précis, exactement là, alors que je jouissais contre sa main en silence, les dents enfoncées dans mon poignet pour étouffer ce que je n'arrivais pas à retenir complètement. Il a joui peu après, avec un son grave et court, les deux mains sur mes hanches cette fois, ses ongles dans ma peau.

On est restés immobiles une dizaine de secondes. Sa respiration dans mon cou. La climatisation qui ronronnait.

Puis j'ai pensé, parce que mon cerveau redémarre toujours au mauvais moment, que si on achetait un jour le Secretplay Passion Play, ce jeu de société érotique à 73,99 euros qu'une amie m'avait montré une fois sur son téléphone, on aurait au moins quelque chose à faire la prochaine fois entre la page 3 et la signature finale du contrat.

Le contrat était toujours sur la table. Non signé. Le stylo quelque part sous ma veste.

On a tout ramassé sans se regarder trop, juste ce qu'il fallait de distance pour remettre nos vêtements. Mais quand il a pris son manteau et que je me suis retournée, il y avait encore cette odeur sur moi, et j'ai su que je n'allais pas dormir avant longtemps.

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